Des mots et des accords d'accordéon
C'est presque une mini-tournée dans le Nord que Serge Lama vient d'achever à Hénin-Beaumont, hier 25 février, après Bully-les-Mines la veille et Saint-Amand-les-Eaux juste avant. Quatre ans que l'artiste transporte ce spectacle voix-accordéon dans les salles des plus petites villes de France et d'ailleurs : lorsqu'il explique qu'il a souhaité aller à la rencontre de son public au plus près de chez lui, ça n'est pas un vain mot.
J'ai déjà vu Accordéonissimots une première fois en mars 2006. J'ai depuis visionné le DVD dans tous les sens, écouté le CD en boucle pendant des heures. J'aurais pu réciter le programme du spectacle par coeur avant que ne s'allument les diodes de l'accordéon midi de Sergio Tomassi, sur les premières notes des Ballons rouges. Et pourtant, dès que l'artiste apparaît sur scène, la force du spectacle vivant emporte tout... et pour ma part me rend mon âme de gosse de 15 ans.
Les première chansons sont presque dites plutôt que chantées. Comme si l'interprète souhaitait engager le dialogue avec son public, ou plutôt l'inviter à prêter une égale attention aux notes et aux mots. Les titres s'enchaînent ensuite, dans une valse incessante de trilles d'accordéon, de couplets chargés d'émotion ou de refrains plein d'entrain. Le tout ponctué d'incontournables... exquis mots !
Des enchaînements auxquels je n'avais jusqu'alors guère prêté attention prenaient hier soir un relief très particulier. Ainsi, Devenir vieux auquel fait suite Je t'aime à la folie. Au terme de ce mois anniversaire, la première chanson laisse un léger pincement au coeur, immédiatement balayé par la jubilation interminable que libère la seconde, reprise crescendo et ad libitum avec le public. 433 dates en 4 ans, il faut effectivement "l'aimer à la folie, la vie".
De même, L'esclave puis La salle de bain, double évocation du désir libidinal, ne s'écoutent plus de la même oreille depuis la publication de Sentiment Sexe Solitude. Ces deux titres accolés rappellent inévitablement les tableaux sensuels ou affriolants, les jeux d'envoûtement et de domination mis en mots par ce recueil de courts poèmes.
D'autres chansons encore, parce qu'elles entrent en résonnance avec des préoccupations récentes de la vie de chacun, se chargent d'une émotion nouvelle et accrue. L'enfant au piano, hier soir, m'a cloué sur ma chaise, les jambes tétanisées et la gorge serrée.
Faute de temps probablement, Serge Lama n'est pas revenu après le dernier rappel, pour interpréter Star ou encore La vie simple et tranquille. Il n'a pas non plus accordé de séance de dédicaces. Mais qu'importe ! On quitte la salle lentement, la tête dans les étoiles du ciel d'hiver, et on se dit que "tout ça, tout ça, ce sera jamais, jamais fini."
Posté le Mon, 26 Feb 2007 | | | Lien permanent
De Bruges à Gand
Petite promenade dominicale à Bruges. L'odeur des gaufres chaudes, les formes et les couleurs des maisons, dans le prisme de l'hiver ou de l'eau des canaux, les conversations des passants aux germaniques accents, autant de choses qui nous transportent dans l'univers du Grand Jacques ou dans celui de Dick Annegarn, à quelques encablures de la maison.
Canal à Bruges, 4 février 2007
Grand Place de Bruges, 4 février 2007
Ay Marieke Marieke je t'aimais tant
Entre les tours de Bruges et Gand
Ay Marieke Marieke il y a longtemps
Entre les tours de Bruges et Gand
Zonder liefde warme liefde
Waait de wind de stomme wind
Zonder liefde warme liefde
Weent de zee de grijze zee
Posté le Sun, 11 Feb 2007 | | | Lien permanent
Carnaval
Bande de Ghyvelde, 14 janvier 2007
Ils ont couru sur les toits
Les funambules et les rois
Tous habillés carnaval.
On a vu pousser des ailes
Aux tristes Polichinelles
Carnaval.
Danielle Messia, Carnaval
Tandis les masques s'affichent fièrement sur les visages, les barrières sociales tombent et les mains se tendent dans le chahut des "bandes". Merveilleux moment de chaleur et de couleur dans une courte journée d'hiver.
Posté le Fri, 02 Feb 2007 | | | Lien permanent

